8 Chevaux Célèbres Dans L'Histoire

8 CHEVAUX CÉLÈBRES À CONNAÎTRE

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Les chevaux sont émouvants, drôles, amusants, et plein d'autre choses. Mais certain sont aussi célèbres ; et par célèbre je veux dire... VRAIMENT célèbres ! Certains de ceux dont nous allons parler juste après ont déjà rassemblé des millions de personnes autour d'eux ! Aujourd'hui, je vais vous parler de 8 chevaux qui ont été de véritables stars à leur époque — et à la notre ! Go ! 👊 

#1 | SEA BISCUIT, LE HÉROS DES ANNÉES 30

Sea Biscuit est le symbole de ce que l'on appelle les « Rags to riches stories » outre Atlantique. Je ne crois pas qu'il y ai d'équivalent français à cette expression, mais pour résumer : il s'agit d'une histoire où le héros commence en perdant et termine en héros. En parlant de héros, c'est exactement ce que représente Sea Biscuit pour un bon nombre d'américains qui ont cru en lui pendant la Grande Dépression des années 1930, l'une des pires périodes de l'Histoire des États-Unis.

En effet, Sea Biscuit n'avait vraiment pas le profil d'un vainqueur ; d'ailleurs, dans cette histoire, ce n'est le cas de personne — mais je vais vous en parler juste après. Il avait déjà disputé 35 départs à l'âge de 2 ans pour seulement 5 victoires lorsqu'il fut racheté par un célèbre entraîneur de l'époque : James "Sunny Jim" E. Fitzsimmons. Ce dernier ne fut pas très tendre avec lui ; après 12 départs pour 4 victoires, Sea Biscuit fut rapidement relayé à des tâches subalternes (aider à préparer les autres chevaux, etc). Mais Charles Howard, en deuil après la mort de son fils dans un accident de voiture, vu en ce cheval hargneux et épuisé quelque chose d'attachant. Il l'acheta pour la somme de 8.000 dollars.

C'est ici que commence la montée en puissance de ce cheval d'exception. Charles Howard recruta Tom Smith, préparateur marginal moqué par ses pairs et Red Pollard, réputé trop grand et trop lourd pour devenir jockey. La fine équipe commence à faire parler d'elle au fil des départs en enchaînant les victoires. Une défaite extrêmement serrée à Santa Anita solidifia le lien entre Sea Biscuit et son nouveau public — surtout lorsque l'on appris que Red Pollard était aveugle d'un œil — et une rivalité naîtra entre le cheval et War Admiral, champion de l'époque. À force de provocations épistolaires, un match d'anthologie eut lieu, que Sea Biscuit remporta grâce aux techniques de dressage de Tom Smith... Un héros était né devant 40 millions d'américains suivant attentivement la course ! 

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#2 | SECRÉTARIAT, LE GROS COUP DE BOL

Parfois, il n'est pas bon de tout vouloir contrôler... Il est préférable, de temps en temps, d'abandonner pleinement ses choix dans le hasard. C'est ce qu'à fait le couple des Chenery au moment de se partager trois poulains issus d'un prestigieux pedigree avec un certain Ogden Phillip. La situation était complexe car partager trois poulains en deux — sans en découper un 🤨 — n'est pas mince affaire ; mais Phillip eut une idée : « Et si l'on jouait ça à pile ou face ? Celui qui gagne choisit son poulain et laisse les deux autres. ». Ce marché sembla convenable pour le couple, qui l'accepta sans tarder.

Malheureusement, les Chenery perdirent le pile ou face, et gardèrent les deux poulains que Ogden Phillip ne voulait pas ; mais ça, c'était sans compter que l'un d'eux avait tout d'un cheval surnaturel. En effet, dans le lot des perdants se trouvait le fameux Secrétariat... Au potentiel totalement insoupçonné à l'époque ! 

Secrétariat fut élu Horse of the Year dès l'âge de 2 ans suite à de très bonnes performances ; mais c'est dans l'année de ses 3 ans (1973) qu'il rentrera dans l'Histoire des courses hippiques. En effet, il sera l'unique cheval depuis 25 ans à remporter la Triple Couronne américaine, l'une des compétitions les plus élitistes du monde en gagnant les trois courses : Belmont Stakes, Preakness Stakes et Kentucky Derby. Mais ce n'est pas tout ! Il sera aussi le premier cheval à passer sous la barre des 2 minutes sur 2000 mètres au Kentucky Derby et décrocha le record mondial au Belmont Stakes avec un temps de 2:24 — qui n'a toujours pas été dépassé à ce jour.

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Comme je vous l'ai dis plus tôt, Secrétariat n'était pas un cheval comme les autres. Ce dernier avait un cœur environ 2x plus gros que ses congénères, ce qui lui conférait une puissance folle en hippodrome. Il est marrant de noter que c'est grâce à lui que le terme X-Factor a été inventé. 

#3 | JAPPELOUP, PETIT MAIS PUISSANT

Bon, on a déjà beaucoup parlé de héros américains dans le sport équestre... Mais on a bien un héros made in France pour nous représenter, non ? Eh bien oui, et ce héros, c'est Jappeloup ! Pourtant, à l'instar de son camarade américain Sea Biscuit, Jappeloup n'avait pas beaucoup de potentiel à la base... Né de l'union entre un étalon sans trop d'envergure et d'une jument avec une petite carrière dans le CSO, le petit Jappeloup ne mesurait qu'1,58 mètres au garrot, à peine plus grand qu'un poney.

Après une brève carrière peu reluisante dans le milieu de la course hippique, les propriétaires du petit Jappeloup tentèrent d'approcher une étoile montante des paddocks à l'époque : le fameux Pierre Durand ; qui, au vu du sale caractère et du mauvais physique de Jappeloup, refusa de monter au dessus. Ce n'est qu'un an plus tard que le compétiteur le prit en charge après avoir vu ses résultats dans un concours.

Ce choix fut probablement l'un des meilleurs de sa vie car du titre de champion de France à la médaille d'or par équipe aux jeux olympiques de Séoul (1988) Jappeloup deviendra en l'espace de huit ans l'un des chevaux les plus emblématiques en saut d'obstacle. Cependant, il est difficile de parler de Jappeloup sans parler des jeux olympiques de Los Angeles (1984) où le cheval refusera de franchir le dernier obstacle d'un parcours sans faute, faisant tomber Pierre et arrachant sa bride. La relation entre Jappeloup et son cavaliers restera dans les anales, tant les deux avaient un caractère similaire, d'après Pierre Durand : « On se ressemblait trop, [...] C’était mon alter ego. ».

#4 | MAN O'WAR, UN TALENT À L'ÉTAT BRUT

Cheval Man O'War

Crédit photo : Blood Horse

Voici le dernier cheval dont je vais vous parler aujourd'hui dans le milieu du sport équestre. Man O'War est tout bonnement spectaculaire ; ici, pas de Rags to Riches, uniquement de la gloire. Sa carrière presque parfaite de 20 premières places sur 21 départs le place dans les meilleurs chevaux du XXème siècle sans aucun soucis. Cette étoile filante a également battu 7 records de temps sur différentes distances, et tout ça en l'espace de seulement 2 ans !

Man O'War est le poulain du meilleur étalon de la Nursery Stud Farm, Kentucky et de la jument Mahubah, fille directe de Rock Sand, vainqueur de la Triple Couronne anglaise de 1903. Après un dressage un peu compromis au tout début de sa carrière, Man O'War saura montrer l'étendu de son potentiel dans sa première année de carrière, où il fera un très bon score sur chacun de ses départs, arrivant premier dans 9 sur les 10. Eh oui, il n'était pas loin d'accomplir un exploit, mais un petit cheval que personne n'attendait lui passa devant — donnant naissance au terme upset qui désigne la victoire sportive d'un challenger que personne n'attendait.

C'est dans sa deuxième année de carrière (entre ses 2 et 3 ans) que Man O'War montrera un physique incroyable. Il est plus grand, plus rapide et plus endurant que les autres : c'est une machine de guerre ! Il remportera les 11 courses qu'il disputera. Cependant, il n'aura jamais la Triple Couronne américaine à cause de la fermeture d'esprit de son propriétaire. En effet, ce dernier refusa d'inscrire Man O'War au Kentucky Derby, prétextant que les hippodromes de l'Ouest n'étaient pas assez bourgeois — en gros. Cette petite tâche ne sera pas si importante, tant le palmarès du cheval était incroyable. 

Il terminera sa carrière à la fin de cette saison. Mais ce ne sera pas son dernier coup d'éclat : il sera également le père de War Admiral, champion de la Triple Couronne américaine et grand rival de Sea Biscuit, dont nous avons parlé un peu plus tôt dans cet article !

#5 | COMANCHE, LE VAILLANT COMBATTANT

Cheval Comanche 

Nous avons beaucoup parlé de sport équestre dans tout le début de cet article, mais maintenant il est temps de vous parler des chevaux devenus célèbres pour autre chose que leur aptitude à sauter ou à courir vite : parlons de Comanche. Je ne pense pas que l'armée américaine mesurait le courage de ce cheval qu'ils avaient acheté à 90 dollars et envoyé défendre Fort Leavenworth quelques temps avant la guerre de sécession.

Intégré à la 7e division, il est le fidèle acolyte de Myles Keogh, grand soldat d'origine irlandaise qui a accomplis beaucoup de haut-faits au cours de sa carrière militaire. Le duo est chargé de défendre le front Ouest, attaqué par le peuple Comanche, dont Myles s'inspira pour donner son nom au puissant cheval. Il eut des escarmouches assez violentes qui poussèrent Comanche à se battre avec une flèche dans le corps face aux amérindiens, déterminés à gagner la bataille. La réputation de Comanche comme étant un cheval extrêmement courageux et tenace se propagea dans toute la septième division pour qui ce dernier représentait un exemple de solidité.

Malheureusement, une bataille de grosse envergure éclata en 1876, dans ce qui fut connu comme étant l'une des défaites les plus sanglantes de l'armée américaine. La septième division se retrouva entièrement décimée et l'on retrouva Comanche à moitié debout entouré des corps de tous ses camarades dont figurait son coéquipier Myles Keogh. Comanche fut soigné des 7 balles qu'il avait dans le corps. Au moment de son décès, il eut des funérailles militaires avec les plus grands honneurs ; c'était l'un des trois seuls chevaux à recevoir ce privilège bien mérité.

#6 | BUCÉPHALE, LE CHEVAL D'ALEXANDRE

Cheval Bucéphale

Bucéphale est l'un des chevaux les plus populaire de l'Histoire. Il serait bien plus populaire que les chevaux dont je vous ai parlé jusqu'à maintenant. Toujours dans la continuité des chevaux de guerre, parlons de celui qui a accompagné Alexandre Le Grand dans toute sa conquête de l'Asie. Au départ, Bucéphale ne devait pas appartenir à Alexandre, mais à son père : Philippe II. Cependant, ce dernier refusa de le monter et de l'acheter, le jugeant trop sauvage et ingérable.

Au moment où il s'apprêtait à partir, Philippe II se fit interpeller par son fils lui disant qu'il est lâche d'abandonner à monter ce cheval. D'après Plutarque, Alexandre aurait dit : « Quel excellent cheval perdent-ils faute d'adresse et d'audace pour le diriger ». Son père refusa le défi lancé par Alexandre en disant à son fils qu'il s'exprimait face à des personnes plus âgées comme s'il pouvait faire mieux qu'elles. Alexandre Le Grand réitéra son défi en disant qu'il paierait pour ce cheval s'il arrivait à le dompter. Alexandre le Grand avait comprit que Bucéphale avait peur de son ombre ; il le tourna vers le soleil et réussit à le dompter sous les acclamations de la foule qui regardait la scène. Philippe se serait exprimé dans ces mots : « Ô mon fils, regarde un royaume égal et digne de toi, car la Macédoine est trop petite pour toi. ».

La relation fraternelle entre Alexandre Le Grand et Bucéphale, qui était née à ce moment-là, a perduré jusqu'au décès du cheval après des années de conquête et de combat avec son cavalier. Bucéphale a cette image de cheval ultra résistant, chose qu'il partage avec ce bon vieux Comanche dont nous avons parlé juste avant.

#7 | MARENGO, LE CHEVAL DE NAPOLÉON

Cheval Marengo

Bon alors... Au risque de vous décevoir, on ne sait pas vraiment si Marengo a existé ou pas. Il serait exposé au Royaume-Uni, mais il n'y a pas vraiment de trace du cheval dans les archives de notre pays. Avec tout le respect que j'ai pour Napoléon Bonaparte, il n'avait pas vraiment pour réputation d'être un grand cavalier... Au contraire. Il était bon stratège, bon chef de guerre, mais il n'avait pas apprit l'équitation dans sa Corse natale. Il aurait eu une petite formation d'une année lors sur service militaire.

Pour revenir à Marengo, ce serait le cheval qui aurait accompagné l'Empereur dans ses batailles les plus mémorables. Il aurait combattu aux côtés de Napoléon lors de plusieurs de ses batailles, dont la deuxième campagne d'Italie, la funeste bataille de Bérézina ou encore sa bataille finale à Waterloo où il aurait fini entre les mains des anglais — d'où sa présence dans un musée du Royaume-Uni. Napoléon aimait beaucoup les chevaux Arabes ; il aurait acheté Marengo en Egypte.

Cependant, des sources affirment que l'Empereur aurait eu une dizaine de chevaux lors de sa carrière. Ce dernier aurait importé des chevaux Arabes à la robe gris clair en grand nombre pour repeupler les haras de France qui avaient été démantelés lors de la révolution car ils étaient associés à des symboles aristocratiques. Napoléon aimait un certain type de cheval, ce qui rend difficile l'identification de Marengo sur les différentes sources historiques. Mais malgré cette controverse, qu'il soit réel ou fictif, ce cheval est à l'image de son cavalier, l'un des plus populaire au monde.

#8 | TRIGGER, LA STAR DU PETIT ÉCRAN

Cheval Trigger

Bon, nous avons assez parlé de guerre comme-ça ! Non parce que ça va cinq minutes mais... Un cheval en tant que célébrité du petit écran, ça le fait aussi, non ? Le nom de Trigger n'évoque pas forcément grand chose de prime abord ; mais ce cheval aura été une vraie star dans les années 50, avec ses apparitions aux côtés de Roy Roger dans ses 188 films et dans le show télévisé qu'il animait à l'époque. 

Sa réputation a explosé lorsqu'il fut surnommé « le cheval le plus intelligent du cinéma ». En effet, Trigger était capable de réaliser des tours très surprenants comme : compter, danser comme une vahiné, détacher des cordes, tirer avec un fusil ou encore frapper au porte en étant debout sur ses pattes arrières. Bon, ça semble difficile à croire, je suis d'accord. Le Duo Rogers-Triggers s'est également fait connaître pendant la Seconde Guerre Mondiale, où ils voyagaient à l'internationale pour récolter de l'argent dans le but de financer l'effort de guerre.

Cet article est à présent terminé, j'espère qu'il vous a plu et que vous avez découvert des informations intéressantes au sujet des chevaux dont nous avons parlé aujourd'hui ! À bientôt ! 👋 

Pour rester transparent avec nos lecteurs, je vous cite les sources que j'ai utilisées pour rédiger cet article : Le Temps, France Sire, America's Best RacingEncyclopædia Britannica, The Vintage News, Ancient History (Wasson D. L.), The Napoleon Series, Horse Talk.


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